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Quelle méthode pour soulager la raideur des hanches après le bureau ?

Après une journée entière au bureau, faut-il réserver un créneau chez quelqu'un dont c'est le métier pour desserrer des hanches qui grincent, ou peut-on s'en sortir seule, à coups de petits ajustements pris sur soi ? Je me pose encore la question, et je ne suis pas certaine qu'il existe une bonne réponse valable pour tout le monde.

Je m'appelle Sabine, je tiens l'accueil et la comptabilité d'une petite entreprise près d'Angers, et ma vie professionnelle est aussi assise que possible, parfois neuf heures d'affilée sans vraiment bouger. Je ne suis ni kinésithérapeute ni médecin : juste quelqu'un qui, après six ans à tester des choses sur elle-même, a fini par comparer deux façons complètement différentes de reprendre la main sur une hanche raide.

Avant d'en arriver à ces deux pistes, j'ai perdu du temps sur un régime sans gluten, tenu sérieusement pendant trois semaines parce qu'une connaissance jurait que ça calmait les inflammations en général. Rien de notable n'a changé côté hanches, et j'ai fini par laisser tomber le pain complet que j'avais acheté pour rien.

Coin de bureau sédentaire avec coussin ergonomique et carnet de notes, entre méthode professionnelle et ajustements maison contre la raideur des hanches

Confier ses hanches à quelqu'un d'autre, ou s'en charger seule après le bureau ?

La première option, c'est de confier la question à quelqu'un dont c'est le métier. J'ai croisé Odette Marbois un jeudi, à la pharmacie de la place du Ralliement à Angers, pendant qu'on attendait toutes les deux qu'on nous appelle au comptoir. Odette a quitté un poste administratif comme le mien pour se former à la sophrologie, et elle reçoit maintenant des patients en libéral. Ce jour-là, elle m'a glissé une chose qui m'est restée : se méfier de toute méthode qui promet un changement radical en quelques séances.

L'avantage d'un accompagnement extérieur, c'est le regard qui ne vient pas de vous : quelqu'un remarque ce qu'on ne voit plus soi-même à force d'y être habituée, et fixe un rendez-vous qu'on annule moins facilement qu'une bonne résolution prise seule un dimanche soir. L'inconvénient, c'est le prix et l'agenda : il faut caler un créneau, parfois patienter, puis recommencer la semaine suivante. Pour quelqu'un comme Maud, une amie de lycée qui jongle entre deux enfants en bas âge et un emploi du temps qui ne lui appartient jamais vraiment, un rendez-vous fixe chaque semaine relève plus du vœu pieux que du projet tenable.

Le fait seule : liberté totale, mais aucun garde-fou

La seconde option, c'est de tout gérer soi-même, sans jamais passer par un professionnel. Ça ne coûte rien de plus que ce qu'on fait déjà : changer d'appui en se levant pour un café, éviter de rester bloquée dans la même position pendant des heures, sortir un instant du bureau entre deux réunions. Le mot que j'utilise pour ça, une micro-pause, n'a rien d'un programme : c'est une interruption volontaire, posée comme un rappel plutôt que comme un exercice.

Le problème, avec cette liberté totale, c'est qu'elle repose entièrement sur la mémoire et la motivation du soir, deux ressources qui s'épuisent vite un vendredi après une semaine chargée. Sans personne pour remarquer qu'on a sauté trois jours d'affilée, on finit par en sauter un quatrième, puis on n'y pense plus du tout.

Ce que j'ai fini par choisir

Ce qui a fini par me convaincre n'a rien de spectaculaire. Un dimanche chez elle, en repartant de sa cuisine, Maud m'a lancé que je me levais de sa banquette sans grimacer, avant même que j'aie dit un mot sur mes hanches. Elle n'était pas au courant de mes tâtonnements ; elle avait juste remarqué un changement que je n'avais pas pris le temps de nommer moi-même.

Disons plutôt que changer de position plus souvent dans la journée a fini par peser plus lourd que n'importe quel rendez-vous que j'aurais pu prendre et annuler faute de temps. Je ne vends pas ça comme LA solution : c'est juste ce qui a survécu à mon emploi du temps, quand le reste n'a pas tenu. Odette le formule autrement, avec ses mots de sophrologue : il y a toujours une forme de rodage, quelle que soit la piste choisie, et personne ne se sent radicalement différente du jour au lendemain.

Odette a aussi mentionné la respiration diaphragmatique en passant, sans entrer dans le détail, un sujet que je creuserai peut-être un autre jour. Ce qui m'a plus marquée, c'est sa remarque sur le soir : elle dit que le sommeil compte autant que le mouvement, et que l'écran du téléphone qui s'allume tout seul passé onze heures, avec cette lumière blanche un peu agressive dans le noir du salon, n'aide personne à relâcher quoi que ce soit.

J'avais déjà raconté comment j'ai fini par soulager une sciatique naturellement au bureau, et pour les hanches, le raisonnement n'est pas si éloigné : le corps réagit rarement là où on l'attend, un peu comme quand j'écrivais sur la façon de soulager les douleurs aux épaules au bureau.

Trancher entre les deux, sans attendre plus longtemps

Si votre emploi du temps ressemble à celui de Maud, entre les enfants et les imprévus du quotidien, un rendez-vous fixe chaque semaine tiendra rarement plus d'un mois : mieux vaut alors commencer par des ajustements qu'on cale soi-même, dans les creux de la journée, sans dépendre d'un agenda extérieur. Si au contraire vous savez pertinemment que seule, vous laissez tomber au bout de deux semaines, et que le prix d'un accompagnement ne vous arrête pas, un œil extérieur vous tiendra sans doute plus longtemps qu'une bonne intention notée sur un post-it.

Ce n'est pas la peine de comparer dix pistes différentes avant de bouger : face à la surcharge de choix qui existe aujourd'hui dans le bien-être, se limiter à ces deux options suffit largement pour avancer. Le vrai premier geste n'est presque jamais la méthode elle-même, plutôt le moment où on arrête d'hésiter entre les deux et où on en choisit une, quitte à en changer plus tard.

En écrivant ces lignes un soir, à la table du salon couverte de carnets et d'un ordinateur dont l'autocollant se décolle un peu plus chaque mois, je me dis que ni Odette ni moi n'avons trouvé LA réponse. On a chacune choisi un camp, et on a arrêté de se demander si l'autre aurait été meilleur.

Avertissement : Je partage ce que j'ai appris par l'expérience, mais je ne suis ni médecin, ni juriste, ni planificateur financier. Ce contenu ne remplace pas un avis professionnel. Parlez à un expert qualifié avant de prendre des décisions importantes.

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